Partager l'article ! 11- Contre le réchauffement de la planète : régulons les naissances.: Loin de moi l'idée de vouloir surfer sur le catastrophisme, je restera ...
pour me joindre en privé :
thierry.lecoquierre@wanadoo.fr
l'éditeur de Jak, pour acheter ses BD :
http://grrrart-editions.fr/
le Top 111
Requêtes d’internautes tapées sous Google pour arriver chez Dr Coq :
les gagnants.
Loin de moi l'idée de vouloir surfer sur le catastrophisme, je resterai simplement tragique, en observant la réalité telle qu'elle s'offre à nous. A mi-chemin entre l'optimisme béat (ifié) d'un Jean Paul II et de la noirceur d'un Emil Cioran (auteur «de l'inconvénient d'être né », entre autres).
La population mondiale a plus que doublé depuis ma naissance : un peu moins de 3 milliards d'individus en 1959, beaucoup plus de 6 milliards à l'heure où j'écris. Et les choses ne vont pas en s'arrangeant, malgré les photogéniques tsunamis, bénéfiques épidémies de sida pour la morale ambiante et autres fraternelles guerres de religions. Ne restent pratiquement plus que l'espoir suscité par le H5N1 ou la baisse de fertilité de messieurs les hommes pour sauver la planète de l'explosion démographique et de ses conséquences inéluctables : un réchauffement du climat et ses catastrophes annoncées, qui feront place nette pour les amibes futures.
Chaque seconde, il naît environ cinq humains tandis qu'il n'en meurt que deux, ce qui fait que pendant le temps que vous aurez mis pour lire ce billet, la population mondiale aura progressé de plusieurs dizaines d'individus, de quoi peupler un nouveau village. Si je compte bien sur mes petits doigts, cinq moins deux, ça doit faire environ trois terriens supplémentaires chaque seconde, véritablement de quoi avoir le vertige !
Las, les populations qui se répliquent le plus sont rarement celles que l'on préfèrerait : lointaines peuplades intéressées par nos minerais et demain par nos filles, barbares massacrant « nos » forêts tropicales, pourtant indispensable à purifier « notre » air, peuples aguerris par un Dieu ennemi, bons à rien qui ne valent pas les bons aryens. Même chez nous, on observe que les familles les plus copieuses en France sont soit des familles Duquesnoy, soit des familles Groseille, et on a envie de crier pouce !
Je vois parfois arriver des débuts de grossesses au cabinet avec effroi. D'aucunes font des gosses comme on va au supermarché, sur un coup de tête ou parce que c'est les soldes. Je parle au féminin, car le géniteur ne pense souvent qu'avec le bout de sa queue, et qu'il serait vain de lui demander un discours sur son acte. Devant le sourire niais d'une inconséquente gravide, j'imagine déjà le tableau du pov' gosse à venir : foetus alcoolique, petit con oedipien destiné à réparer la médiocrité parentale, objet conçu pour lutter contre l'ennui maternel, mutilé affectif, futur décérébré célébré par TF1, gibier pour psychanalystes, proie à religion, viande active à bas prix pour l'ANPE. Sur 1000 gosses nés depuis quelques secondes, combien seront épargnés par les guerres, la maladie, l'effroi, la survie, la prostitution, les famines, les souffrances, les passions tristes ?
Bien sûr, nous ne pouvons pas grand chose pour ralentir la rotation de la grande roue; mais nous sommes quand même prescripteurs et conseilleurs, et notre boulot prend ici une importance toute considérable. Mes plus belles réussites professionnelles sont des grossesses « n'importe quoi » évitées de justesse, des catastrophes touchées du doigt, même si Boris Cyrulnik nous démontre que tout n'est jamais perdu d'avance. N'empêche que le bon conseil au bon moment, et c'est une prévention 100 % réussie: que de grippes, de fractures, de dépressions, de cancers, de deuils douloureux, de séparations, de sevrages, d'angoisses évités à l'enfant non né. Expliquer clairement qu'un contraceptif se prend tous les jours, 21 jours sur 28 et non simplement lors des jeux sexuels reste une des priorités de notre exercice.
Chaque embryon mal aiguillé (par une faiseuse d'anges incompétente) verra le jour, et ce sera le début de la catastrophe annoncée. Il lui faudra bien vite du chauffage, des voitures, il mangera des vaches, réputées pétomanes, il amassera des ordures, bref, créera de l'entropie; pire encore, il se répliquera, ce petit con.
A moins que vous ne preniez comme argent comptant la méthode du bon Jonathan Swift, vieux satire s'il en est, écrivain et penseur pamphlétaire du 18ème siècle, père du célèbre Gulliver, qui propose de manger les nourrissons dans "sa modeste proposition sur les enfants pauvres d'Irlande » Je vous conseille bien sûr la lecture complète du texte en lien, assez court, mais en voici une phrase extraite pour vous faire saliver : « Quant à notre ville de Dublin, on pourrait y aménager des abattoirs, dans les quartiers les plus appropriés, et qu'on en soit assuré, les bouchers ne manqueront pas, bien que je recommande d'acheter plutôt les nourrissons vivants et de les préparer « au sang » comme les cochons à rôtir. (...) »
***
Dick Annegarn
Jean Anouilh
Hannah Arendt
Yann Arthus Bertrand
Paul-Laurent Assoun
Neil Armstrong
Richard Bach
Daniel Balavoine
Michael Balint
Christian Barnard
Simone de Beauvoir
Jean-Paul Belmondo
Etienne de la Boétie
Alphonse Boudard
Patrick Boulnois
Pierre Bourdieu
Georges Brassens
Yoland Bresson
Annabel Buffet
Albert Camus
François Cavanna
Clémentine Célarié
Louis-Ferdinand Céline
Miguel de Cervantes
Albert Cohen
Coluche
Hugues de Courson
Béatrice Dalle
Frédéric Dard
Pippo Delbono
Eric Dupond-Moretti
Epicure
Caroline Fourest
Sigmund Freud
Serge Gainsbourg
Jacques Gaillot
Jean-Jacques Goldman
Dexter Gordon
Icare
Philippe Jeammet
Henri Laborit
Gustave Le Bon
Jack-Alain Léger
Claude Lellouch
David Lodge
André Lorulot
Vladimir Nabokov
Robby Naish
Taslima Nasreen
Friedrich Nietzsche
Anaïs Nin
Claude Nougaro
Ruwen Ogien
Michel Onfray
Pandore
Giovanni Battista Pergolesi
Michel Petrucciani
Jean-Marie Piemme
Pink Floyd
Raymond Queneau
H.A. Rey
Bettina Rheims
Frère Roger
Marcel Rufo
Shéhérazade
Paul Smaïl
John
Steinbeck
Frédéric Taddéi
Philippe Val
Raoul Vaneigem
Antonio Vivaldi
Leonardo da Vinci
Marguerite Yourcenar
(vitrine en cours)
Socrate, en avalant la ciguë qui le mourut tout cru, donna à son compère Criton cette réplique fameuse : « Il faut donner un Coq à Asclépios », ou encore « Nous devons un Coq à Esculape ». Me voilà donc, bravement recommandé par le vieux sage, endossant sa maïeutique et son ironie paradoxale, essayant de me connaître moi-même et ne sachant qu’une chose, c’est que je ne sais rien.
Commentaires