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  • : Réflexions autour de ma pratique de médecin généraliste. Petite épistémologie illustrée. Ontologie souriante.
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le Top 111

Requêtes d’internautes tapées sous Google pour arriver chez Dr Coq : 

les gagnants.

 

  1. les adolescents fassent à la sexualité (ça pour le faire, ils le fassent ! )
  2. medicaments pour retrouver la virginité (y’a le virgoretrouvum  9CH qui marche très bien)
  3. méga  GT en médecine (on n’a pas ça en France encore, mais ça doit se faire aux Etats-Unis)
  4. baise  avec des bette (qui tapinent en bourg ?)
  5. soulager mon fils en se masturbant ( ??!)
  6. médecin pour les nuls (ça doit se trouver ! dans les pages jaunes, cherche à nulologue !)
  7. petite fill qui se touche le cor (re v’là le pervers des durillons ?)
  8. relationnelle avec son medecin (c’est pas interdit par la religion, ça…)
  9. diminution des gamma gt que faire (faut pas mollir sur le 51, Bébert… !)
  10. a poils dans le cabinet du docteur (femme à barbe pour une séance d’épilation au laser ?)
  11. un médecin généraliste peut il déterminer  une mycose vaginale (déterminer pour diagnostiquer ou pour contaminer ?)
  12. videos gratuite de ma grand mère me tripote le zizi (elle t’aurait pas tripoté aussi un peu le ciboulot ?)
  13. mon medecin fait un contre transfert (oh, le vilain !)
  14. gamma gt élevé suite a visite médicale (l’infirmière a du mettre trop d’alcool sur le coton de la vaccination, la conne ! )
  15. Medicament t 15 en comprimer rose et blanc
  16. Ma femme a une pathologie ( !??)
  17. Sex petites filles (12 à 15 ans) (envoyez moi une enveloppe timbrée avec votre adresse, je vous enverrai des photos !)
  18. Le médecin peut-il refuser de donner du viagra
  19. Le type de virginité qui nécessite une opération
  20. Comment doit être une salle d’attente d’un dermato
  21. Ttoujours pas prête pour passer à l’acte (la salope !)
  22. Petite culotte blanche sentir inceste
  23. un médecin généraliste peut t il reconnaitre un hymen (devine !)
  24. j\'aurais toujours des gammas gt (écrit au conditionnel, c’est chouette : on dirait que tu serais l’infirmière et que j’aurais mal au foie !)
  25. mon medecin docteur (tu l’as retrouvé, ton docteur, avec une telle demande ?)
  26. comment faire passer immédiatement les gamma gt (en se prenant un platane en voiture)
  27. gamma gt et masturbation (chut, c’est comme ça qu’on repère les onanistes, mais faut pas le dire)
  28. comment faire une denonciation interessee pour les stupefiants (ça paye mieux si c’est un étranger, il suffit d’envoyer sa note de frais aux services de Brice Hortefeux)
  29. ou peut-on voir des jeunes filles nues sur le web (ça c’est compliqué !)
  30. comment a apprendre le métier médecin généraliste à des enfants de 11 et 12 ans (y’a des cahiers de devoirs de vacances spécialisés)
  31. gamma gt après une semaine de vacance (une semaine de vacance : ça baisse ; une semaine de vacances : ça monte !!)
  32. Est-ce qu’une vieille de plus de 65 ans peut se montrer nue ?
  33. Rituel au passage d’un col (moi je fais un petit frottis, ça me détend…)
  34. l injection du vaccin gardasil fait elle male?
  35. Assister à sa vie de vie
  36. Les docteurs touche la chate des fille quand il sont malade
  37. cabinet ma patiente ses seins (de l’art de la concision du fantasme)
  38. vision d un hymen (ça s’passe à Lourdes, tapes Scoubidoubidou sur ton moteur de recherche)
  39. medecin pour les yeux (Dr House ou ophtalmo ?)
  40. la problem d'un medecin generaliste pendant le manque de la secretaire medical dans leur cabinet (si t’es secrétaire, toi, je t’embauche pas, même si t’as une petite jupe courte…)
  41. un médecin généraliste peut-il diagnostiquer une grossesse ? (les meilleurs le peuvent)
  42. j'ai baisé toutes les nonnes du couvent (cocotte, rassure-moi, y’a une contre-piètrerie ?)
  43. peut-on poser nu sur un site web ? (ça se saurait !)
  44. liste des medecin qui exite
  45. medecine chinoise pour gamma gt élevés (ou comment les saké ?)
  46. tête de coq sur vagin
  47. femme en seinte  en petite culote (t’as la verge marrie ?)
  48. peut-on masturber son bebe (pour mes amis pédopsy : où qu’on va … !)
  49. video blog oscultation camera cachée (pour d »s photos aucultes ?)
  50. que risque un médecin généraliste qui a  fait des avances avec une de ses patiente (une paire de claque ?)
  51. maman me touche le zizi
  52. jaim baise avec mon fils (ah c’est toi ? y’a ton fils qui te cherche au dessus pour te partouser)
  53. mourir en se masturbant  (la petite mort ?)
  54. il touche mes seins a la visite medicale (vilaine, c’est toi qu’a commencé la première…)
  55. liste d attente des medecins generaliste de 12 juillet ( ??!!!..)
  56. vidéo de medecin avec gant en plastique (moi je tourne au latex, mais c’est sympa aussi…)
  57. vieilles bigotes hospitaliere (ça existe ?)
  58. les fill de zizi (arrête de me parler comme ça, je bande…)
  59. se remettre en maladie juste avant la visite medicale de reprise (toi, je devine ta profession !)
  60. VIDEO defloration d\'un hymen AMATEUR ( ??)
  61. type de virginité avec dessin (Jak, tu pourrais nous faire un dessin comparatif « virginité amateur » versus « virginité professionnelle » ?)
  62. est-il vraiment mon ami (belle question métaphysique, jetée dans le cosmos du Web..)
  63. eloge de ma bite (Bigard, vous avez dit Bigard ? )
  64. Consultation du docteur généraliste le moins cher du 93 (on en est là !)
  65. médecin patient toucher bras (le fripon !)
  66. pedophile qui touche une fillette nu et le sexe (t’es journaliste au Monde et tu vas écrire un article sur ce beau sujet ?)
  67. est-ce forcement une extra-systole? (trop tard, j’ai pas vu…)
  68. camera cacher chez les medecin perver (cherche viande de femme casher ?)
  69. femme sans culot (pour une pipe ?)
  70. mots médicaux rigolos
  71. etre schyzofrene (en voilà un !)
  72. science politique et idiologie (celle là, je n’aurais pas osé !)
  73. immanence bite (la bite immanente se porte circoncise)
  74. meilleur pause pour enlever la virginité de la femme (la pausture café ?)
  75. mon medecin traitant peut il soigner mon ami etranger?? (bouge pas, j’y demande…)
  76. mes over ne fonctionne plus medical (tes over-bloquent : solution chez overblog ? ou sont-ce tes ovaires ?)
  77. poste de television adulte (le Philips est une marque assez mature)
  78. femme phallique védio armateur (une femme armateur avec un gros mat ?)
  79. medecin généraliste peut savoir le nombre d emois de grossesse (émouvant !)
  80. voila je connai mon ami depui 3 ans et un de cet enfan a toucher ma petite
  81. dessin zizi musclé (Jak, on sort premiers sur Google avec ça !!)
  82. remede de grand mere pour un compere a l œil (soigner ton ami Loriot sans rien débourser ?)
  83. remède de grand-mère pour une luxation de l’épaule (elle se tricotait un Dujarrier)
  84. combien rapporte par mois un medecin traitant (cherche généraliste pour mariage d’amour ?)
  85. Erreurs médicales plus jamais (moi je suis d’accord, faut faire un texte de loi)
  86. on peu coucher avec le vaccin gardasil? (oui, mais dans le frigo, sinon y perd son efficacité)
  87. la virginité et la vie des medecins (oui ?? !!?)
  88. médecin de cul (on dit proctologue)
  89. j cherche une fille medecin general pour se marier (OK, je fais passer l’annonce, y’en a plein ici : les fills jé une anonse pour le mariaje, envoiyé moi un foto nu)
  90. profession les plus infidèles (si t’as des dons, tu peux commencer par la politique)
  91. que veut dire un enfant simique (que tu as oublié ton sonotone)
  92. liste cabinet de médecin ouvert le 17/01 (ça y est, t’as trouvé ?)
  93. quel docteur voir pour petit zizi (surtout pas un presbyte !)
  94. quel remède a grand mère pour les pannes du zizi?
  95. bilan orthophonique le moins cher (pour les bègues, c’est plus long, c’est plus cher)
  96. Peut-on envisager medecine avec 10 de moyenne (passe ton bac d’abord)
  97. video de sexe insoutenable (j’ai vu « putréphilie à la morgue », c’est pas mal…)
  98. CONTACT fort avec son medecin généraliste (Ah ! le bondage du tensiomètre !)
  99. un athée peut-il faire la science (c’est bien, tu progresses...)
  100. allergies des mains : quel remède définitif ? (va piquer une pomme chez un épicier saoudien)
  101. a-t- on le droit de coucher avec un mec quand on fait le vaccin gardasil (demande la permission au Pape..)
  102. QUI A MAIGRI GRASSE AU DOCTEUR ZERMATI (gracieux !)
  103. est t il bon pour les sportif le cannabis (en tout cas, pour les belles phrases, ça fonctionne bien)
  104. trouver la signification d'un dessin d'un médecin (va chez Jak, psychanalyste)
  105. le medecin de traitant ordre que je suis change poste raison de sante (effectivement, si t’es instit, y’a souci )
  106. DESSIN PAR RAPPORT AU SLOOGAN SUIVANT SI TU FUME LA MORT T' ATTENT AU TOURNANT ALORS N'Y TOUCHE PAS EST TOUT IRA BIEN POUR TOI. (signé : le hooligan de la santé pure )
  107. medecin fume overblog (me vlà démasqué, tous les matins, j’me fais un shoot !)
  108. position medical pour dormir avec ta femme
  109. remede de grand mere pour avoir des rapport avec son mari
  110. émission qu'un gars devient une fille quand on le touche a l'épaule (le jour du seigneur ?)
  111. dechet humain chez nous (t’as voulu couper les ongles de ta belle mère, et t’as eu le ciseau un peu preste ?)

 

Dimanche 19 août 2007 7 19 /08 /Août /2007 16:48

Vouloir assurer le suivi médical d’un pote me paraît aussi judicieux que de conduire en état d’ivresse.

Imagine Loulou, copain d’enfance dont j’assurerais le service entretien. J’en parle au conditionnel, car il n’est pas question chez moi que je tombe dans ces bassesses : avec mes patients, je fais de la médecine, avec mes copains je pratique l’amitié, et ce sont bien deux activités différentes.

Loulou m’apporte dans le vestiaire de la salle de squash que nous pratiquons tous les deux les résultats d’un prélèvement des leucorrhées (pertes blanches) de sa femme Nina, que je suis aussi et que j’ai réussi à adresser à une consoeur gynéco quand elle me parlait samedi soir au restaurant de ses soucis vaginaux. Loulou insiste, m’assurant que Nina lui a demandé de me montrer ces résultats qui lui paraissent normaux… sauf… -trop tard, j'ai ouvert l'enveloppe- sauf le gonocoque (qu’on n’attrape pas sur les cuvettes des WC !) qui mérite quelques explications. J’ai beau tenter la poésie, l’humour, évoquer l’erreur possible du laboratoire, solliciter une explication d’inspiration magico divine, tout en interrogeant à mi-mots mon copain sur ses pratiques sexuelles alternatives et sur d’éventuels symptômes personnels de chaude-pisse… furieux qu’il devient, le sacré Loulou, fidèle d’entre les fidèles, qui commence à me regretter comme médecin et qui me flanque une sacrée rouste sportive. Sympa, la séance de squash !

Mais l’amitié est solide : on finit par aller prendre une 1664 chez lui et il en profite pour me montrer Fabien, son gosse fébrile de 2 ans, mal en forme et vomissant. Je l’examine de fond en comble, faut pas bâcler le boulot avec les copains, on ne sait jamais. T‘inquiète, l’ami, c’est les dents. Loulou me ressert une bière, toute peine méritant salaire. 4 heures après, l’hôpital m’appelle, alors que je suis en train d’examiner Nina qui a mis sa tenue la plus sexy pour me présenter des condylomes acuminés de la marge anale qui grossissent à vue d’œil dans une sorte de feu d’artifesse chou-floral, et l’interne de l’hôpital me demande si je suis bien le médecin qui a vu le petit Fabien. Oui, c’est moi, docteur Coke. Le petit est mort, d’une méningite foudroyante et on va le mettre en bière. Merdre alors. Loulou m’appelle car il est triste et comme c’est le début de la coupe du monde de rugby, il voudrait un mois d’arrêt de travail et il a déjà acheté la Kronenbourg.

Brutalement, je me réveille en sueurs, ce n’était qu’un mauvais rêve, alors que je n’ai pris ni coke, ni bière, que je ne connais ni Loulou, ni Nina, ni Fabien. Seules quelques histoires médicales récentes m’habitent encore, en particulier cette méningite de diagnostic difficile qui s’est bien terminée mais que la famille n’a pas supportée, préférant changer de toubib.

J’avais écrit un bel article vachement sérieux sur ce sujet éminemment important, 4 pages d’arguments imparables, dans une sorte de catalogue à la Prévert, avec de la philosophie tout plein, des références psychanalytiques, l’explication du pourquoi du comment. Je peux vous l’envoyer contre une enveloppe timbrée à votre nom et adresse, photo pour les dames, mais j’ai bien peur de vous faire bailler. C’est vrai que je regrette un peu d’avoir abandonné, j’aurais sans doute obtenu un prix pour un si bel article aussi réfléchi, mais je dois tâcher de faire court pour Soso, un pur pote que je ne soigne pas et qui ne supporte pas mes articles trop longs.

Outre les difficultés de réaliser certains gestes intimes, des résultats embarrassants que la morale usuelle réprouve, du manque de liberté pour l’ami de se désengager de son médecin sans raison donner (je tiens essentiellement à ce contrat libre), tu te souviendras, lecteur fidèle, de mon récent papier : « En vacances, oubliez le caducée » où je défends l’intérêt de la posture professionnelle du médecin : le conseil du médecin à l’heure de l’apéro ne vaut rien, alors que le même avis donné dans un lieu dédié fait référence. Avec l’ami, nous oeuvrons souvent en dehors de notre cadre professionnel, au risque bien sûr d’une incompétence ressentie.

Comment conseiller la tempérance quand l’ami connaît nos abus ? Comment refuser à l’ami, comment lui dire non alors qu’il nous a aidé à déménager pas plus tard qu’hier ? Comment éviter les petits arrangements ? Comment annoncer un diagnostic difficile ? Comment survivre amicalement à l’erreur médicale ?

S’engager dans une relation de soin avec un médecin, c’est parfois à la vie à la mort. Le patient arrive sourire au lèvres dans un cabinet médical parce qu’il est constipé ou qu’il a mal au ventre. Dix ans après, dans le même cabinet, il peut consulter pour le même cancer colorectal, en phase terminale, et c’est beaucoup moins drôle. Petit symptôme deviendra grand, pourvu que Dieu lui prête vie.

Il n’est pas rare qu’à la mort d’un patient, la famille toute entière se détourne d’un médecin de 20 ans. Trop de souvenirs, trop de choses difficiles en commun, un transfert de culpabilité qui veut que pour mieux faire un deuil, il est rentable d’avoir sous la main un bouc émissaire : le généraliste, rendu responsable du décès d’un patient, devient objet thérapeutique. Lui qui n’a pas su diagnostiquer à temps la maladie mortelle, qui n’a pas pris la décision qu’on attendait à tel tournant de la maladie, on le nomme responsable et on le hait pour tenter d’aller moins mal. C’est une belle partie du boulot que de savoir endosser cet usage incontournable.

Qu’importent alors la qualité des soins que nous avons effectués, notre disponibilité, notre désarroi de perdre celui avec qui nous avions créé des liens intimes et de qui nous sommes souvent dépositaire de tant de confidences, la famille peut brusquement nous charger de tous les maux, changeant de trottoir quand elle nous croise. Mieux vaut s’y attendre et ne pas en souffrir plus que de raison. Mais c’est quand même plus confortable quand la relation n’est que professionnelle.

Soigner les potes, donc ? Moi ? Jamais !

Sauf que dans la vraie vie, ce n’est pas si facile. Ne jamais commencer, comme pour la cigarette, est bien sûr la meilleure solution. Mais on est jamais à l’abri d’un petit conseil qui peut déboucher sur du lourd, on est toujours sous la pression du copain qui pense différemment et qui trouve pratique d’avoir le numéro portable de son médecin et de passer les vacances avec lui.

Plus compliqué encore, c’est que la relation professionnelle peut évoluer insidieusement vers l’amitié, vers des sentiments amoureux (tu en sais quelque chose, L.) ou vers toute autre sorte d’investissement relationnel fort. Arrêter un suivi est difficile car les patients comprennent rarement qu’on ne veuille plus les soigner pour conserver leur amitié. Tant que je peux, je me refuse de me laisser embarquer dans des aventures amicales que je risquerais de payer plus tard : on m’invite parfois au mariage du petit que j’ai « élevé », on me convie à passer sur la route de vacances dans la maison familiale, je me défile pour ne rester que soignant. C’est dommage pour toutes ces amitiés avortées, ces patients qui feraient de convenables intimes, j’en suis persuadé, mais je ne vois pas d'autres solutions - à moins que ceux-ci comprennent la nécessité de modifier la relation sur un versant amical exclusif et de changer de crémerie.

Lorsque les choses sont impossibles à éviter, il me parait au minimum nécessaire de pratiquer la médecine avec la panoplie complète de docteur : au cabinet, sur rendez-vous et en prenant ses honoraires.

Mais on n’est alors jamais très loin du cauchemar.

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Commentaires

aaaaaardh, la photo, elle était pas forcément indispensable, si? Je vais en faire des cauchemards!!!


 

Commentaire n°1 posté par adeline le 19/08/2007 à 17h27
Elle m'intrigue cette photo. ça se déclenche comment ce genre de trucs ? C'est courant ?
Commentaire n°2 posté par Princesse le 19/08/2007 à 20h29
c'est simplement une histoire de rencontre et d'opportunité
Commentaire n°3 posté par docteur coq le 19/08/2007 à 22h36

Salut, je suis nouveau client, j'adore. Etant moi-même soignant (kiné et ostéo), je retrouve ma réalité professionnelle quotidienne que je partage ainsi avec un confrêre d'opinion.


Pour ce qui est de soigner les amis (que je ne fais jamais payer), je n'ai pas encore trouver la recette pour refuser. Dur.!!!

Commentaire n°4 posté par david le 20/08/2007 à 08h12

Ah!ça oui,j'en sais quelque chose...Au départ on va voir un médecin:on le trouve compétent et humain...un jour,on va à nouveau le consulter et la conversation glisse sur la sphère privée...cela trouble mais le temps passe et on décide finalement de retourner le voir car on sent que des liens intimes se nouent,et qu'une relation hors du cabinet pourrait émerger...On est flatté dans sa vanité féminine lorqu'il vous fait des compliments alliés à des contacts physiques pour le moins ambigus,à un moment de votre vie où l'on se sent si fragile,si seule...Quand un médecin en vient à dire à une patiente qu'il la trouve"ravissante",que c'est une "princesse",qu'il l'appelle"petite merveille" ou "ma chérie",qu'il lui déclare son admiration pour ses "jambes magnifiques",affirmant qu'elle devrait se"mettre plus souvent en jupe",ce n'est plus le soignant qui s'adresse à la soignée,mais bien un homme et une femme qui se rencontrent,se séduisent,se désirent...et même si l'on peut être déstabilisé par ses sentiments naissants pendant un temps,il est,je crois,impératif d'établir à un moment donné une frontière nette entre le privé et le professionnel,au risque de conséquences psychiques irréversibles...


L.

Commentaire n°5 posté par L. le 20/08/2007 à 22h50
Un jour, un de mes amis m'a  téléphoné pour me demander un conseil pour des maux de têtes trainant depuis la veille. J'étais occupé, je lui ai dit de prendre du paracetamol et d'aller voir son médecin si ça ne passait pas. C'était un week-end. Trois jours plus tard, il m'a rappelé de sa chambre d'hôpital, il avait une méningite varicelleuse, diagnostiquée... par un autre ami médecin !
Commentaire n°6 posté par zeclarr le 03/09/2007 à 09h39
Ah, je comprends mieux pourquoi notre sympathique médecin généraliste ne pourra se rendre à l'anniversaire proposé, étant pris par ailleurs, mais qu'il regrette bien, et qu'il trouve cela tellement gentil, tellement c'est peu fréquent de se voir invité par des patients à faire la fête, ailleurs que dans leur chambre d'hôpital ou à domicile, souffrant et souffreteux sur un lit de douleur. il est tellement plus agréable aussi de recevoir des cartes postales d'endroits lointains (pour lesquels on a demandé conseils sur les traitements préventifs pour toutes ces maladies tropicales) plutôt qu'un faire-part bordé de noir. Pas très joyeux la fin de mon commentaire, quoique...
Commentaire n°7 posté par zeze le 16/09/2007 à 09h42

(Je commente largement en retard car j'arrive tout droit du blog de Jaddo)

Très bel article !

Commentaire n°8 posté par Nicolas Richard le 12/04/2011 à 14h15

pareil, j'arrive de chez Jaddo :-) Euh... la photo, finalement, c'était quoi? Nan parce que là je vais pas pouvoir dormir!!!!

Bon, sinon, très bel article... et très très intéressant. Je suis tombée amoureuse de mon dentiste il y a quelques années (et inversement). Il a cessé d'être mon dentiste avant que nous commencions notre relation, quesyion de déontologie.

Commentaire n°9 posté par Babeth le 12/04/2011 à 22h46

j'arrive tars tt droit de chez jaddo

j'espère que vous reviendrez écrire ici de temps en temps

Commentaire n°10 posté par Zigmund le 15/04/2011 à 00h19

merci les derniers arrivés, merci Jaddo ))

 

Réponse de docteur coq le 02/05/2011 à 08h35

C'est moi.

Je suis la gentille patiente qui est en train de tomber en amitié avec son médecin.

Comme je suis maman d'une famille très jeune et très nombreuse, je le vois à peu près toutes les semaines en ce moment.

Et comme c'est lui qui se déplace souvent à la maison, il reste un peu, on discute. Mon mari l'aime beaucoup aussi. On s'attache quoi !

L'envie de l'inviter au resto avec sa femme et avec un couple d'amis communs me taraude ces temps-ci, et en même temps, je me mets à sa place, il a peut être (sûrement même) envie de voir d'autres têtes que celle de ses patients le week end.

Alors je fais quoi d'après vous docteur ? C'est grave ? 

Commentaire n°11 posté par Maman Lapin le 08/12/2011 à 22h22

Rien n'est jamais simple quand des sentiments d'amitié naissent entres humains surtout avec son médecin traitant qui devient un membre à part entière de la famille. Sinon patient ou ami, je suis les deux (ami depuis l'enfance) eh bien c'est coton coton, faut pas être malade trop souvent car en tant que patient on génère en lui un inquiétude démesurée à cause de ces fameux liens d'amitié et en tant que patient on se sent  gêné par cette réaction et on se dit que si une maladie grave se déclarait qu'il serait temps d'aller consulter un autre médecin. C'est d'ailleurs un peu comme un enseignant qui a un de ses enfants, membre de sa famille, ou enfant d'ami dans sa classe, les rapports sont plus délicats.

Commentaire n°12 posté par Cela le 10/12/2011 à 11h26

P-S : j'ai oublié de dire que le TOUBIB (tiens je me demande d'où viens ce surnom) soigne avec son savoir, son expérience, les médicaments et surtout en premier lieu avec son grand  coeur qui n'est pas un placebo comme on le soutend, non c'est le don de la compassion et de l'intention qui agissent, de grands pouvoirs dont le mécanisme est méconnu par beaucoup. On peut donc comprendre le glissement vers l'amitié avec le patient, les autres cas de figure comme une passion amoureuse naissante ou une envie charnelle mutuelle sans lendemain n'ont rien à voir avec l'amitié.

Commentaire n°13 posté par Cela le 10/12/2011 à 14h37

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(vitrine en cours)

 

Genèse.

Socrate, en avalant la ciguë qui le mourut tout cru, donna à son compère Criton cette réplique fameuse : « Il faut donner un Coq à Asclépios », ou encore « Nous devons un Coq à Esculape ». Me voilà donc, bravement recommandé par le vieux sage, endossant sa maïeutique et son ironie paradoxale, essayant de me connaître moi-même et ne sachant qu’une chose, c’est que je ne sais rien.

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